Le distributeur a présenté ses résultats semestriels jeudi 28 juillet. Son patron, Georges Plassat en a profité pour évoquer ses efforts sur le digital, annonçant dans la foulée le rachat (très) récent du pure player spécialisé dans les produits bio, Greenweez.000174918_5

Le géant de la distribution a mis la main sur le leader des produits biologiques sur Internet,Greenweez. Passée inaperçue, cette transaction dont le montant n’a pas été communiqué, a bien été confirmée par le patron de Carrefour lui-même, Georges Plassat, à l’occasion de la présentation des résultats du groupe pour le premier semestre 2016, jeudi 28 juillet. En effet, après s’être amusé de sa position envers l’Internet, « Est-ce que le vieux a intégré le digital dans sa stratégie d’épicier ?« ,et de rappeler que le distributeur génère 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires  sur Internet, il a énuméré la liste des sites marchands passés sous pavillon Carrefour, et le dernier en date, « il y a quatre jours », c’est Greenweez.

20 millions d’euros de chiffre d’affaires
Cette opération est un beau coup pour le groupe. Créé en 2008 et basé à Annecy, Greenweez avait réalisé une première levée de fonds de deux millions d’euros en 2011 et un second tour de table de 3 millions en 2013. Aujourd’hui, le site est le leader du bio sur Internet, avec un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros, dont 80% dans l’alimentaire. La plateforme revendique  plus de 30 000 références et 900 marques, à travers 10 univers : la maison, les enfants, la cuisine et l’épicerie, le plein air, la santé et le bien-être, les cosmétiques, la mode et l’énergie. En outre, le pure player ambitionne de lancer cette année les catégories produits frais, ultra-frais et fruits&légumes. Un défi majeur notamment en terme de logistique, que peu ont été capables de relever jusqu’à présent.

90% de l’activité en France
Greenweez revendique un panier moyen de 80 euros, et le site livre en Allemagne, aux Pays-Bas, au Luxembourg, en Grande-Bretagne, en Italie, en Espagne, en Suisse, et en Belgique. Pour l’heure, l’essentiel de son chiffre d’affaires provient toutefois de l’Hexagone (90%). Pas facile en effet d’adresser les marchés étrangers avec des marques françaises. « Dans l’univers de l’alimentaire la dimension locale est très importante pour les consommateurs, indiquait Romain Roy, co-fondateur de Greenweez, en marge de la conférence E-Commerce One to One de Monaco, en mars dernier. Les Italiens ont des préférences pour les marques bio italiennes car ils les connaissent, et c’est la même chose pour l’Allemagne, la France, etc ».

Bientôt des magasins physiques ?
Cette année, Greenweez avait envisagé ouvrir des magasins physiques, mais qu’en sera-t-il finalement de ce projet à la lumière du rachat par Carrefour ? Difficile à dire, du moins pour le moment. Le marché des produits bio est en croissance, en moyenne de 14% par an, et Greenweez affiche une hausse plus rapide que celle du marché, d’environ 35%. Une belle opération donc pour Carrefour, qui pourrait bien donner un coup d’accélérateur au développement de Greenweez.

Source : LSA

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