Les salariés du BHV ont obtenu plusieurs compensations. Les situations varient dans les autres enseignes.

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Dès le mois de juillet, le BHV Marais ouvrira ses portes tous les dimanches. – Photo Martin Bureau/AFP

Le BHV Marais, situé, ironie de l’histoire, juste à côté de l’Hôtel de ville de Paris dont l’occupante, Anne Hidalgo est une farouche opposante à l’ouverture dominicale, sera le premier grand magasin parisien à ouvrir tous les dimanches. A partir de juillet. Le 3 mai, SUD et CFE-CGC ont signé un accord dépassant la barre des 30 % de représentativité. Les autres syndicats ont jusqu’à jeudi minuit pour former une coalition susceptible de dépasser les 50 % nécessaires pour faire jouer un droit d’opposition. La CGT (34 % des voix) le souhaitait. Mais la CFTC (25 %) a douché ses espoirs vendredi dernier. L’ex-Bazar de l’Hôtel de Ville rejoint plusieurs chaînes spécialisées situées dans des zones touristiques internationales (ZTI), mais devance ses concurrents.

Etat des lieux de la situation dans les différentes enseignes.

Plusieurs chaînes en avance

Nature et Découvertes, Apple, Etam, Zara, Darty, Eram, L’Occitane, notamment, ont signé un accord pour les ZTI.

Le BHV dans les clous

« Nous avons voulu signer avant les Galeries Lafayette [qui possèdent le BHV, NDLR] pour obtenir des contreparties plus avantageuses », explique aux « Echos » François Le Menuet, délégué syndical SUD Solidaires. Persuadé que l’ouverture le dimanche est une évolution à laquelle « on ne va pas échapper », il se félicite d’avoir obtenu, avec la CFE-CGC, la possibilité de travailler 15 dimanches par an avec un salaire double et un repos compensateur, plus une enveloppe de 1.800 euros par an pour la garde des enfants. Autres points forts de l’accord : l’engagement de trois ans de la direction de ne pas fermer les deux BHV de Lyon, au modèle économique fragile, la suppression de la nocturne du mercredi soir et l’abandon d’une nouvelle grille de rémunération controversée. De plus, 150 contrats au moins de deux ou trois jours en fin de semaine seront recrutés. Ces nouveaux embauchés permettront de remplacer les démonstrateurs qui n’auraient pas d’accord avec leur marque. « Ce que veulent les gens, c’est du pouvoir d’achat. Il y a beaucoup de travailleurs pauvres », résume le délégué désavoué par la Fédération commerce de SUD. Signe des temps, les employés des fonctions support ont demandé à pouvoir bénéficier du travail dominical.

Galeries Lafayette dans le flou

Aux Galeries Haussmann (environ 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, contre 350 millions pour le BHV…), aucun syndicat n’a signé le projet d’accord. La CFE-CGC laisse la porte entrouverte et pourrait entraîner la CFTC, mais l’incertitude règne.

Le Bon Marché en négociation

Le grand magasin de la Rive gauche va débuter les discussions avec ses syndicats.

Le Printemps en attente

Le concurrent des Galeries boulevard Haussmann n’a pas lancé de négociation. Il s’en remet encore à un éventuel accord de branche, qui a pourtant échoué au début de l’année.

La Fnac dans l’expectative

Un accord a été signé chez Darty, mais, à la FNAC, son repreneur, on attend de voir si CGT, SUD et FO, qui disposent à eux trois des 50 % de représentativité, feront jouer un droit d’opposition comme annoncé. Verdict fin mai ou début juin

Source : les echos

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