Le groupe Etam investit dans ses outils en France et le fait savoir. Il vient ainsi d’inaugurer ce jeudi 23 mars son nouveau « Tech Center » dans le Nord, à Marcq-en-Barœul, remplaçant son ancien centre de prototypage historique de Mouvaux, à quelques kilomètres de là. Un investissement de près d’un demi-million d’euros qui n’est évidemment pas anodin dans le paysage industriel français.

 

« D’une part, c’est montrer que l’on peut inscrire notre outil industriel dans la modernité et d’autre part, dans la continuité », affirme Marie Schott, directrice générale de la marque Etam. « Ces nouveaux locaux sont l’occasion de retravailler encore notre expertise en corseterie en les mettant complètement au service de la création des prototypes. L’aménagement complètement ouvert des lieux, le grand plateau hyper-connecté sur lequel on peut faire des visioconférences avec Paris et la Chine replacent le Tech Center au cœur de nos process », explique-t-elle à FashionNetwork.

 

 

Dans ces lieux, ce sont 63 salariés et 100 machines qui mettent au point près de 5 000 prototypes par an, pour Etam Lingerie principalement, mais aussi un peu pour Undiz et depuis peu pour Livy, la nouvelle marque propulsée par les groupes Etam et Vog pour la saison automne-hiver 2017-18. Le Tech Center peut également produire des petites séries, par exemple autour du défilé annuel d’Etam, qui est un moment fort d’expression de la technique et de la créativité.

Voulant valoriser cet atout industriel qu’est l’atelier de prototypage, le groupe Etam réaffirme encore son savoir-faire historique, qu’il a remis ces dernières années au cœur de son offre en replaçant la lingerie au premier plan. « Le développement d’Etam se fait énormément via la lingerie en effet », confirme Marie Schott, que ce soit dans ses propres magasins ou en magasins mixtes. « Le prêt-à-porter est aujourd’hui pensé comme l’accessoire de notre lingerie », explique la directrice générale.

Etam a en effet quasiment terminé la transformation de son réseau en ce sens, procédant à de nombreux échanges entre les plus grandes de ses surfaces, autrefois dédiées au prêt-à-porter, et les plus petites, autrefois dédiées à la lingerie. Le sous-vêtement, cœur de métier retrouvé d’Etam, est donc désormais distribué dans 300 points de vente français, alors que la mode en compte 150.

« Ces surfaces plus grandes nous ont permis d’élargir l’offre lingerie et d’asseoir vraiment notre proposition de spécialiste », explique Marie Schott. Le prêt-à-porter, lui, a donc réduit son propos et est aujourd’hui pensé « en cohérence avec la lingerie ». Le mot d’ordre est l’hyper féminité, avec beaucoup de flou, la dentelle y est bien présente comme une passerelle et la maille se veut près du corps.

« Aujourd’hui, les deux grands axes de développement pour Etam sont le digital et l’international », affirme la directrice générale. Sur ce dernier point, 70 nouveaux magasins ont ouvert l’an dernier à l’étranger, notamment en Thaïlande, en Corée du Sud, au Mexique et au Chili. L’année 2017 verra de nouveaux développements en Russie, en Espagne, en Suisse, en Belgique ou encore au Luxembourg, tandis qu’en Chine, l’enseigne commence à développer la lingerie, tout en réajustant là aussi son propos prêt-à-porter, avec lequel elle s’était implantée en premier en 1990.

 

Source : FashionNetwork / Anaïs Lerévérend

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