Vivarte entre en négociations exclusives avec Philippe Ginestet (GiFi) pour organiser la cession de son enseigne Besson, forte de 133 magasins pour 265 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Philippe Ginestet, à la tête de son groupe GPG (GiFi), fait feu de tout bois. Après avoir racheté Tati en 2017, voilà qu’il s’apprête à mettre la main sur Besson, enseigne de chaussures du groupe Vivarte. Il entre en effet en négociations exclusives pour acquérir 49% du capital.

Besson, avec ses 133 magasins exploités en gérance-mandat, est un îlot de résistance assez impressionnant avec ses 265 millions d’euros de chiffre d’affaires hors taxes, réalisés en 2017. On parle de résistance sciemment puisqu’en 2013 la même enseigne déclarait des ventes de 231 millions d’euros. Soit, en quatre ans, une croissance de l’ordre de 15%. Pas mal du tout. Et ce d’autant plus que la rentabilité est au rendez-vous. Selon les données des greffes des tribunaux de commerce, Besson a enregistré des bénéfices de 15 millions d’euros l’année dernière.

Plus très loin de l’objectif de 1000 magasins

 Dans ces conditions, le rachat par le groupe Ginestet, adossé à la société d’investissements Weinberg Capital Partners, paraît pleinement logique. A fortiori si l’on a en tête que Besson œuvre en périphérie des villes, soit le territoire de chasse privilégié par Philippe Ginestet, même si son enseigne reine, GiFi, essaime désormais en centre-ville. Avaler Besson va de plus permettre au groupe GPG de se rapprocher de son objectif de 1000 magasins et 10000 collaborateurs : le groupe en dispose aujourd’hui de 727 et les 133 de Besson le conduiront à 860, plus très loin du but. En termes de chiffre d’affaires, cela permettra à GPG de dépasser un cap important : les ventes seront en effet désormais supérieures à 1,5 milliard d’euros.

Vivarte en puissance 5

Pour Vivarte, cette cession de Besson, annoncée de longue date, au-delà de renflouer les caisses, répond à la volonté d’un recentrage stratégique, tel que décidé par Patrick Puy depuis son arrivée à la tête du groupe. L’idée du PDG de Vivarte ? Se concentrer sur le sort et le développement de cinq enseignes seulement, La Halle, Minelli, San Marina, Cosmoparis et Caroll, quand il en comptait encore 16 il y a deux ans. Avec cette cession, « le groupe  possèderait le bon périmètre pour permettre à chacune de ses marques de bénéficier des investissements nécessaires à leur croissance », précise ainsi Vivarte, 1,8 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2017, dans un communiqué.

Source : LSA CONSO
P
ar : JEAN-NOËL CAUSSIL

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