JD.com, le premier e-commerçant chinois, entend développer son offre de produits français.

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L’« Amazon chinois » veut plus de marques françaises

C’est la troisième société Internet au monde derrière Amazon et Google, avec un chiffre d’affaires de 28 milliards de dollars en 2015, et le premier e-commerçant chinois. Mais il reste très peu connu des Occidentaux au regard de la notoriété d’Alibaba. Il est vrai que le président fondateur de cette gigantesque place de marché, l’emblématique Jack Ma, n’hésite pas à faire des déclarations fracassantes, comme récemment à propos des contrefaçons. Le patron de JD.com est, lui, beaucoup plus discret. Richard Quiandong Liu a pourtant bâti en moins de vingt ans un empire. Parti en 1998 d’une petite boutique de vente de cassettes enregistrables à Pékin, il a lancé son site marchand en janvier 2004. Et introduit sa société sur le marché américain des valeurs technologiques, le Nasdaq, en avril 2014. JD.com compte aujourd’hui parmi ses actionnaires le géant chinois de l’Internet, Tencent, qui détient 20 % de son capital, et le premier distributeur américain Walmart, qui lui a cédé sa propre filiale d’e-commerce en Chine contre 5 % de ses actions.

Deux atouts

JD.com, « c’est une combinaison d’Amazon et de FedEx », n’a pas hésité à prendre pour image Tony Qiu, directeur de JD Worldwide, devant la presse française vendredi. De passage à Paris, après Londres, où il venait d’ officialiser le lancement de son « British Mall », destiné à présenter le meilleur des marques britanniques aux consommateurs chinois, le jeune dirigeant de trente-trois ans a aussi, comme un coup de pied de l’âne à Alibaba, vanté les deux atouts qui, selon lui, font la différence avec la concurrence : « JD.com vend des produits authentiques et dispose de son propre outil logistique. » De fait, le distributeur annonce disposer d’un réseau de plus de 200 entrepôts à travers la Chine, qui lui permettent de livrer sur 80 % du territoire les produits qu’il détient en stock, et ce dans un délai de moins de 48 heures dans les plus grandes villes, dites de premier et deuxième rang. Il se revendique premier vendeur de produits d’électronique grand public au monde. Quant à sa place de marché, elle fédère quelque 100.000 marchands. Et parmi eux des centaines de marques françaises, dont certaines ayant leur propre boutique, comme ces emblèmes du luxe et de la beauté que sont Chanel, Dior, Lancôme ou encore L’Oréal. Le site se revendique aussi premier marchand de vin français en Chine. Mais JD.com en veut encore plus et entend notamment offrir une ouverture sur le gigantesque marché chinois aux PME de l’Hexagone, avec des droits de douane longtemps nuls et, depuis avril dernier, très faibles comparés à ceux appliqués au commerce traditionnel. Le patron d’une petite marque de cosmétiques, DermEden, présente sur le site depuis quelques mois, est venu témoigner de la facilité à mettre en ligne ses produits.

Source : Les Echos

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