En mai dernier, les pénuries de carburant à la pompe ont modifié de façon brutale les dépenses des ménages. Les Français se sont rués sur les stations-service et ces achats imprévus ont lourdement pénalisé les courses ordinaires. Rappelant à ceux qui l’auraient oublié que le budget des foyers reste sous tension permanente.

consoIri s’est penché sur le marché des produits de grande consommation durant la semaine du 16 au 22 mai, au plus fort de la crise. Quand les raffineries étaient en grève, les stations en rupture dans l’Ouest et que les Français, partout ailleurs, multipliaient les pleins de précaution.

100 millions d’euros de manque à gagner

Le constat est sans appel. « Alors que les ventes en hypers et supers étaient stables sur les cinq semaines précédentes (reflétant peu ou prou la situation depuis le début de l’année), le chiffre d’affaires PGC des magasins a plongé de 6% durant cette semaine », observe Iri, qui évalue le manque à gagner à « près de 100 millions d’euros ».

La situation s’est redressée dès la semaine suivante (-1,6%), quand les dépôts de carburant ont rouvert et que la fréquentation des stations revenait progressivement à la normale.

« Tout semble montrer que les achats de carburant ont bien ponctionné les capacités financières des ménages et se sont traduits par un rationnement sur les PGC », conclut le panéliste.

Les petits prix faciaux moins touchés

Signe supplémentaire qu’il s’agissait bien d’un arbitrage de crise (et pas seulement de consommateurs qui auraient pu différer leur sortie au supermarché), ce sont les catégories de produits aux prix faciaux les plus élevés qui ont été les plus touchées. À commencer par les alcools ou le maquillage.

Les articles vendus plus de 5 euros pièce ont accusé une baisse de CA de 8,5%. Entre 2,50 et 5 euros, la chute dépassait les 7%.

À l’inverse, le recul n’était plus que de 4,2% pour les produits à petits prix qui s’affichent à moins de 2 euros.

 

Source : Linéaires

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