Une étude portée sur pas loin de 12 millions de consommateurs et distributeurs au Royaume-Uni, aux États-Unis ainsi qu’en Belgique et en Hollande entre 2013 et 2015 à révélé que l’implantation de caisses automatiques et de systèmes de scan en libre service types douchettes, pouvaient entrainer chez le consommateur une  hausse des comportements criminels liés au vol.

Les criminologues de l’université de Leicester qui ont mené l’étude ont constaté que bien que les enseignes pensaient faire des économies de personnel grâce à l’implantation des caisses automatiques,  le montant perdu à cause des vols à doublé depuis leur installation.

Il ne s’agit pas seulement de criminels profitant des failles de sécurité provoquées par l’arrivée des caisses automatiques, il s’agirait plutôt d’une tendance des consommateurs à voler « parce qu’ils le peuvent » et parce qu’ils savent ne pas avoir à interagir avec un humain.

L’étude révèle que l’arrivée de dispositifs de scan automatiques engendre des comportements agressifs au moment de payer, en partie dus aux frustrations générées par l’appareil.

« Leur donner l’opportunité de scanner les produits leur donne également le pouvoir de blamer la technologie mise à leur disposition ».

Toutefois pour les distributeurs, l’avantage est là, une réduction des couts impressionnante et une multiplication des achats impulsifs, avec la possibilité pour le client de scanner ses articles partout dans la surface commerciale.

« Les clients sont moins enclin à voler lorsqu’ils sont confrontés à une présence humaine ».

supermarket_self_s_3469888b-large_trans_NvBQzQNjv4BqpJliwavx4coWFCaEkEsb3kvxIt-lGGWCWqwLa_RXJU8-900x584

L’étude conclut en disant que les distributeurs ont rendu les vols tellement simples qu’ils n’apparaissent plus comme préjudiciables aux yeux des clients, mais comme relevant d’une « routine d’achat ».

Scanner les produits en libre service, grâce à son téléphone ou un dispositif type douchette entraine un taux de confusion accrue pour le consommateur qui à la fin d’une session d’achat aura « par erreur » laissé de coté un peu moins de 10% du total de ses articles, la mégarde s’explique par le nombre de stimulis trop important auquel est confronté le client.

Traduit de l’anglais – Lire l’article ici

Partager :

S’inscrire à la newsletter :