Les modalités précises d’affichage de l’origine des ingrédients sont désormais connues. Les viandes sont concernées dès qu’elles représentent plus de 8% du produit fini, le lait s’il pèse plus de la moitié de l’aliment final. Les mentions vagues, y compris « UE ou hors UE », sont autorisées.

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Le décret d’application détaillant ces seuils vient d’être publié au journal officiel de ce 30 septembre.

L’affichage obligatoire de l’origine des viandes et du lait, dès lors que les proportions fixées sont atteintes, entrera en vigueur le 1er janvier 2017, dans le cadre d’une expérimentation qui va durer deux ans. L’État français partagera les résultats de cette étude avec l’Union européenne avant de pérenniser éventuellement le dispositif, voire de l’étendre à d’autres pays membres.

Le seuil défini pour le lait, sans surprise, permet de couvrir l’essentiel des produits du rayon crémerie (ainsi, évidemment, que le lait de consommation).

Deux mentions sont obligatoires : pays de collecte et pays de conditionnement ou de transformation.

La limite fixée pour la viande, elle, fait entrer dans le champ d’application, par exemple, les plats cuisinés à base de bœuf, de porc, de volaille ou de mouton. Mais pas les raviolis en boîte, qui limitent en général leur taux de viande à… 7,5%.

Trois informations sont impératives : pays de naissance de l’animal, pays d’élevage et pays d’abattage. Pour le lait comme pour la viande, si toutes les étapes ont eu lieu dans un même pays, il suffira de citer celui-ci une seule fois.

L’affichage obligatoire de l’origine était attendu tant par les agriculteurs que par les associations de consommateurs. Beaucoup moins, évidemment, par les industriels.

Une dérogation pour le bio

Hormis l’impression de nouveaux emballages (les anciens seront tolérés jusqu’à fin mars), les fabricants ont obtenu que la contrainte soit au final plutôt simple à gérer. Il sera en effet possible de remplacer le nom du pays d’origine par la mention, plus simple et plus discrète, « UE » ou « Hors UE » (bref, pas vraiment de quoi distinguer le bœuf suisse du bœuf argentin dans la viande des Grisons).

Et pour ceux qui jongleraient entre des origines vraiment diverses, ne pouvant pas personnaliser les emballages pour chaque lot, la mention « UE ou hors UE » sera même autorisée.

Les produits bio, enfin, sans que l’on comprenne bien pourquoi, bénéficient d’une dérogation et ne sont pas soumis à cet affichage obligatoire de l’origine.

Source : Linéaires

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