53% des Français sont adeptes de l’achat d’occasion

Fondée en 1920, la maison Petit Bateau est initialement spécialisée dans les dessous pour enfants. Elle diversifie son offre après guerre et innove dans le développement de ses produits en adoptant des matériaux nouveaux pour l’époque (la ceinture élastique et le coton écru blanc). La marque est rachetée en 1980 par le groupe Yves Rocher et c’est dans les années 90, suite à une forte exposition médiatique durant la fashion week et grâce à Karl Lagerfeld, que la marque étend ses gammes de textiles aux adultes.

Concrètement, Petit Bateau met gratuitement en relation vendeurs et potentiels acquéreurs via une interface d’annonces entre clients. « Les occasions Petit Bateau est un service d’annonces entre clients modéré par Petit Bateau.

Les clients s’organisent librement pour l’expédition et le paiement de leurs articles », expose Christel Hennion, directrice du digital chez Petit Bateau, qui explique ne pas prendre de commission sur les transactions.

Développée par les équipes de la marque avec un prestataire et gérée en interne, ce nouveau service digital permet aux clients de fixer librement leurs prix.

Enjeux :

– Toucher au plus près sa communauté

– Démontrer la résistance, la longévité et donc la qualité des produits Petit Bateau

17,6 milliards d’euros c’est le poids du marché de l’occasion dans le monde en 2016

Le marché de l’occasion est en pleine effervescence. Porté par une professionnalisation grandissante et le levier d’internet qui représente aujourd’hui 20% des ventes, il progresse d’environ 5% par an, selon Bain & Co.

Toutes catégories confondues – vêtements, accessoires, montres et joaillerie – le marché est évalué à 19 milliards de dollars (environ 17,6 milliards d’euros). Les accessoires et le prêt-à-porter, dont la part reste encore faible (environ 4,0 milliards de dollars, soit 3,7 milliards d’euros), progressent pour leur part de plus de 5% par an.

Entre 2013 et 2015, selon le cabinet d’études Xerfi, le chiffre d’affaires des biens d’occasion a augmenté de 3,8% en France, alors que dans le même temps la consommation des ménages a seulement progressé de 1,6%. Le marché de l’occasion devient donc une vraie tendance et la marge de progression est énorme, puisque, selon Xerfi, 47% des Français n’ont pas encore été conquis par l’achat d’occasion


C’est 8 points de plus qu’au Royaume-Uni et 12 de plus qu’en Allemagne.

Internet a pris de l’ampleur et représente actuellement 30 à 35% des ventes selon Xerfi.

Le Bon Coin, son chiffre d’affaires a progressé de 27,5% entre 2013 et 2014. Le site totalise désormais 5 millions de visiteurs uniques chaque jour. Les points de vente d’achat-vente et de dépôt-vente, qui représentent 9 à 11% des ventes en valeur, se multiplient. Grâce à la franchise. Un mode de développement choisi par quatre grands acteurs du secteur : Cash Express, Cash Converters, Easy Cash et troc.com.

Sur le marché de la Puericulture :

1 300€ est le budget moyen pour un premier enfant

49% des mamans ont déjà acheté des articles de puériculture d’occasion
Les mères inactives ont plus recours aux achats d’occasion (66%)

Le budget moyen pour un nouveau né se situe en moyenne à 1 300 euros pour un premier enfant et 800 euros pour un second. On estime le marché de la puériculture à un milliard d’euros.

« L’occasion a toujours existé : avant on se transmettait les produits au sein de la famille, maintenant on trouve également des sites comme Le Bon Coin. Et tout cela est favorisé par le contexte et la pression économique qui pèsent sur le budget des ménages », détaille Michel Moggio. Ainsi en 2014, selon les chiffres de la fédération, 5 parents sur 10 ont eu recours à des achats d’occasion entre particuliers. En 2016, le ratio est passé à 8 sur 10.

« L’occasion doit s’inscrire dans notre stratégie et cela au bénéfice des magasins. Pourquoi pas dans l’idée de ce que fait Décathlon avec le Trocathlon », songe Pierre Mestre. L’enseigne Bébé 9, elle, n’a pas attendu pour se mettre à l’occasion. Depuis septembre 2015, le réseau a effet installé des corners de dépôt-vente et de location avec option d’achat dans ses magasins.

Aujourd’hui, une poussette sur trois est d’occasion », souligne Franck Todoroff. Au total, selon l’étude de NovaChild en juin 2012, 46 % des jeunes parents se sont posé la question de l’achat d’occasion sur les marchés enfants, et 25 % ont passé le pas.

« Le marché de la seconde main a toujours existé, à l’instar du couffin de famille transmis de génération en génération. Mais on note un essor des ventes d’occasions sur les sites internet, comme eBay. »

Partager :

S’inscrire à la newsletter :