En 2017, la dégradation des ruptures de stocks a entraîné une perte de 7,1 % du chiffre d’affaires des hypermarchés.

 

Un chiffre en hausse chaque année, qui illustre bien la non-amélioration de la gestion des stocks. Comment les consommateurs perçoivent-ils les ruptures de stocks ? Comment les éviter ?

7,1%, c’est 1,2 milliard d’euros perdus par la grande distribution (PGC, droguerie, hygiène, etc…). Les ruptures de stocks sont un sujet « vieux comme le monde, rapporte Xavier Hua, directeur général de l’Institut du Commerce, mais qui sera encore là malheureusement pendant quelques années ». Un sujet qui parait invraisemblable en 2018, lorsqu’on est confronté au quotidien a des avancées technologiques dans tous les domaines du commerce.

Pourtant, un consommateur est confronté les 3/4 du temps à une rupture de stocks en magasin physique et la moitié du temps lorsqu’il fait son shopping en ligne. Un problème qui se traduit par un abandon d’achat de la part du consommateur. Pourquoi une telle différence ? Et bien sans doute parce que l’abandon d’achat est plus facile en ligne (simple clique) qu’en magasin (où l’on s’est déplacé et espère au moins repartir avec un équivalent du produit non disponible). Il est « logique » que les stocks soient mieux assurés en ligne.

De leur côté, les retailers ont tendance à sous-évaluer ce problème là. Les enseignes sont cependant bien conscientes que la rupture est leur principal concurrent.

Pourquoi les ruptures sont-elles toujours aussi présentes dans la vie du consommateur ?

Les magasins physiques « sont des boîtes noires, explique Thierry Gadou, président de SES-imagotag. Beaucoup d’outils de mesure sont des mesures a posteriori« . Les panels, analyses de sorties de caisses ne permettent pas de prévenir ces ruptures mais seulement de rendre compte de ces dernières. Le travail doit donc se faire sur la détection des ruptures. Il faut avoir des informations sur la baisse des disponibilités pour prévenir les ruptures.

Quelles solutions existent aujourd’hui ?

SES-imagotag a développé une plateforme digitale dont l’objectif est d’analyser et de monitorer le linéaire en permanence. A l’aide d’étiquettes électroniques et géolocalisées et des caméras de surveillance, les stocks en rayons sont surveillés en permanence. Les informations sont transmises par la suite aux gestionnaires de stocks qui peuvent combler la baisse de disponibilité.

Cette solution n’est pas encore utilisable en temps réel, mais c’est donc la combinaison de ces informations qui va permettre l’analyse complète des rayons et la réduction des ruptures.

D’autres solutions existent : aux Etats-Unis, nous vous parlions également de Tally, un robot qui scanne les rayons et fait l’inventaire des stocks

Pour consulter l’étude complète réservée aux adhérents : rendez-vous ici

Propos tirés du débat entre Xavier Hua et Thierry Gadou dans Innover pour le commerce sur BFM Business

 

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