Au bord du gouffre, Pixmania a été repris par le site de vente privée Vente du diable. Portrait de cette entreprise toulousaine bien connue des amateurs de high-tech malins, qui ne veulent pas acheter leurs appareils au prix fort.

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Le e-commerçant Pixmania sera repris par Vente du diable, ont décidé les juges du tribunal de commerce ce 5 février. Le site de ventes flash s’était dit prêt à débourser 400 000 euros pour racheter l’activité de place de marché de Pixmania. Cette reprise sera coûteuse en emplois : sur les 200 salariés environ que totalise la société en France, seuls 39 conserveraient leur poste.

En réalisant cette opération, Vente du diable pourrait vouloir profiter du boom actuel des plates-formes de vente en ligne ouvertes à des commerçants tiers. En trois ans, leur chiffre d’affaires a quadruplé en France. Avec leurs gammes de produits très larges, elles attirent de nombreux visiteurs et sont donc bien référencées sur les moteurs de recherche, comme Google. Ce phénomène est amplifié quand la marque qui porte le site est connue des internautes, et c’est le cas du précurseur de la vente en ligne tricolore Pixmania.

SPÉCIALISTE DES NOUVELLES TECHNOLOGIES

Vente du diable pourra ainsi diversifier ses activités. Créée en 2001, la société toulousaine était initialement baptisée PCKado. Elle était au départ spécialisée dans la vente de matériel informatique reconditionné (elle rachetait des téléphones, des ordinateurs d’occasion, avant de les reconditionner et de les revendre moins cher que des appareils neufs).

Elle a effectué son virage vers la vente privée en 2006, en lançant le site de e-commerce Vente du diable, l’un des premiers à s’être spécialisé dans l’univers des nouvelles technologies. Pour booster le potentiel de la plate-forme, l’entreprise a collecté en 2007 deux millions d’euros au cours d’un tour de table auprès du fonds d’investissement OTC asset management.

DES SOLUTIONS LOGISTIQUES ADAPTÉES À SES PARTENAIRES

10 ans après le lancement de Vente du diable, la société dit organiser plus de 2500 ventes privées chaque année. Elle totaliserait 3 millions de membres, en majorité des hommes (60%) de 30 à 40 ans. Ils peuvent acheter en ligne du matériel high-tech à prix cassé (jusqu’à -70% promet le groupe). Les produits sont neufs ou reconditionnés. Les internautes disposent de périodes de temps limitées (entre 2 et 5 jours maximum) pour faire leurs emplettes sur le site, en achetant des articles écoulés par différents partenaires du groupe (Apple, Dell, Lenovo, Acer…).

Vente du diable a développé différentes solutions logistiques pour ses fournisseurs (des entreprises qui veulent se débarrasser rapidement de stocks produits, comme le montre le déconcertant dessin ci-dessous, trouvé sur un site présentant les activités du e-commerçant). Elle peut acheter directement leurs lots et gérer la livraison jusqu’au client final, ou laisser ses partenaires opérer.

Sur son site, Vente du diable indique avoir rejoint le groupe Green&Biz en 2016, un autre spécialiste du reconditionnement de matériel électronique.

Source : Usine-Digitale

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