Le règlement général sur la protection des données ou RGPD est entré en vigueur dans l’Union européenne le 25 mai dernier

Suite à cela, de nombreux médias et site étrangers ont bloqué l’accès venant des pays européens. Comment le commerce va-t-il être impliqué ? Qu’est-ce-qui change pour les entreprises ?

Le RGPD impose maintenant aux entreprises de demander l’autorisation aux clients pour utiliser leurs données.

Dans le groupe Yves Rocher par exemple, cela change-t-il quelque chose ? Le marché français ne part pas de rien. « On interagit dans une règlementation qui date de 1978 qui est gérée par la CNIL, précise Bris Rocher, PDG du groupe Yves Rocher. La RGPD s’inscrit dans cette continuité ».

Les entreprises françaises doivent donc s’adapter mais le « gap » n’est pas si grand.

Y’a-t-il un risque pour les sites e-commerce ? Les clients seront-ils toujours enclins à offrir leurs données ?

De manière générale, le RGPD ne devrait pas affecter les acteurs connus des consommateurs. En effet, si ces derniers font confiance aux marques, ils ne devraient pas avoir de réticences à donner leur consentement.

Ce sont sur les acteurs encore peu connus du public que le RGPD peut avoir un impact (régies publicitaires, brokers de data, etc..). Eux auront « plus de mal à manipuler des données concernant les consommateurs et les commercialiser sur le marché » explique Emmanuel Brunet, CEO d’Eulerian Technologies.

De plus, la data n’a d’interêt que si les marques sont capables de l’exploiter et ainsi livrer un service sur-mesure vis-à-vis du client. Les quantités de données récoltés sont immenses mais ne sont pas toutes utilisées. A l’avenir, moins de données seront collectées mais celles qui le seront serviront à la réalisation de vraies opérations marketing.

Propos tirés du débat entre Bris Rocher et Emmanuel Brunet dans Innover pour le commerce sur BFM business

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