Point Parfum Digital va débuter le déploiement en France de ses bornes olfactives de diffusion de parfums et d’achats d’échantillons. La société a, d’ores et déjà, signé des accords avec deux foncières de centres commerciaux (Hammerson et Mercialys) permettant l’implantation de ses kiosques dans près de 200 lieux.

Elle discute, par ailleurs, avec la RATP pour l’installation de ses dispositifs dans les « espaces shopping » de grandes stations (Opéra, La Défense…).

Créée en 2005, Point Parfums Digital assurera ainsi ses premiers déploiements pérennes, après 10 ans de développements et de tests.

Concrètement, le concept s’incarne dans un mobilier intégrant un écran tactile, un PC, un diffuseur de parfum par sublimation (i.e. qui diffuse du parfum, sans projection, sans pollution, sans rémanence) et un distributeur automatique.

Au sommet de chaque kiosque, trône également un écran digital d’une trentaine de pouces permettant de diffuser des contenus – en provenance des marques distribuées par la borne et/ou des lieux accueillant le système.

Les bornes, désignées par l’agence Cent Degrès, sont généralement associées en triptyque, afin de former un carrousel remplissant le rôle d’un mini pop-up store.

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Chaque borne assure trois missions : sentir, tester, acheter. D’un clic sur l’écran, elle permet de sentir librement une fragrance puis d’acheter des échantillons du parfum, au sein d’une mini-box (pour un prix allant de 1€ à 4€). Via le code barre présent sur la boite, le consommateur a la possibilité, enfin, d’être redirigé sur le site de la marque où il peut se faire rembourser son achat ou acheter en ligne la bouteille du parfum choisi.

« Notre kiosque permet de passer du désir à l’achat en trois clics », résume Patrick Tardif, fondateur de Point Parfums Digital. « Il s’agit de la première plateforme au monde Click and Mortar de lancement de nouvelles fragrances en dehors des parfumeries. »

Le système, protégé par un brevet mondial, a déjà été testé en France (dans des cinémas, hôpitaux, au CNIT, dans une galerie commerçante sur les Champs Elysées …) comme à l’étranger (métro de Rome, par ex) engageant plus de 45.000 consommateurs avec des marques telles qu’Azzaro, Clarins et Thierry Mugler. Le taux de transformation est 10 fois supérieur en moyenne par rapport à l’échantillonnage classique, allant de 12 % à 42% selon les emplacements.

Dans cette logique, les kiosques se situent à mi-chemin entre le marketing et le commerce : ils permettent de tester de nouveaux parfums – 1.400 fragrances sont lancées chaque année dans le monde -, de soutenir et d’accompagner des lancements, et de fournir, à chaque fois, des données d’audience et d’usage par machine et par lieu.

L’ambition de Point Parfums Digital est de déployer 100 premiers kiosques, d’ici la fin de l’année, et 4.000 unités, d’ici 5 ans.

« Nous souhaitons aller à la rencontre des clients dans des lieux à très haute fréquentation, comme les malls, les aéroports, les centre de congrès, les gares, les salons … » précise Patrick Tardif. « Ces 3 dernières années, 1.500 parfumeries ont fermé en France et 1.500.000 clients ont été perdus. Et Internet n’y est pour rien : seul 1,5% des ventes de parfum se font sur ce canal. C’est le circuit physique qui est défaillant. Notre kiosque va permettre d’aller dans les lieux désertés par la parfumerie, et par capillarité reconquérir des clients. »

Source : ooh-tv

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