Présente dans les grands magasins, la marque ouvre ses propres boutiques outre-Atlantique.

The Kooples poursuit sa folle expansion. Fondée il y a sept ans, la griffe bâtie sur l’idée d’un vestiaire pour les couples devrait voir son chiffre d’affaires bondir de 20 %, lors de l’exercice 2014-2015, à 220 millions d’euros. La marque vise un excédent brut d’exploitation de 38 millions, soit une marge de 17 %, similaire à celle d’H&M ou d’Inditex.

Mais, à l’inverse des grandes enseignes mondiales, ce succès n’est pas seulement lié aux ouvertures de magasins. « Sur le premier semestre, entre septembre et janvier, nous enregistrons une croissance de 9 % en comparable, annonce Nicolas Dreyfus, son PDG. Tous les pays sont en positif, y compris la France. » Une performance sur un marché textile en recul depuis sept ans dans l’Hexagone. La France pèse encore 63 % des ventes de la marque lancée par les frères Elicha, les enfants des fondateurs de Comptoir des Cotonniers.

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5 boutiques en propre aux Etats-Unis

S’il reste encore du potentiel en France, avec des boutiques plus grandes (de 50 à 200 m2) et plus chics (à Lyon, Paris ou Marseille en 2015), c’est à l’international que The Kooples cherche de nouveaux leviers. Depuis l’entrée du fonds LBO France au capital (20 %), la griffe a conquis 30 pays.

Dernier en date, les États-Unis, où, après les grands magasins (Saks, Bloomingdale’s…), elle vient d’ouvrir 5 boutiques en propre à New York, Los Angeles ou San Francisco. Un démarrage en trombe, puisque la boutique du quartier new-yorkais de Meat­packing s’est déjà hissée dans le Top 3 mondial. « Notre nom, notre concept et notre style, un bon basic intemporel avec des tissus italiens ou français, colle à la demande internationale », estime le dirigeant. Les patronages de ses vestes ou pantalons sont faits chez Norton & Sons à Savile Row, la rue des grands tailleurs londoniens, pour un prix moyen de 200 euros. La griffe mise sur l’ouverture de 35 boutiques d’ici à quatre ans outre-Atlantique, avec une centaine de millions d’euros de vente.

La particularité de The Kooples est d’avoir dès le départ ouvert des points de vente en propre (360 dans le monde), et non via des partenariats, à la différence de la majorité des marques. Pour entrer aux Etats-Unis, où les prix de l’immobilier sont élevés, ils ont préféré passer sous les fourches Caudines des grands magasins. « Nous avons avancé le calendrier des collections de quatre mois, et répondu à leurs exigences en termes de respect des délais de livraison », précise Nicolas Dreyfus.

Source : Les Echos

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