Les adolescents américains délaissent de plus en plus Facebook pour se tourner vers des réseaux sociaux plus intimistes. Aux Etats-Unis, l’application mobile de partage de photos éphémères Snapchat rencontre un fort succès auprès de cette génération.

Une fois l’application téléchargée, il faut importer ses contacts via leurs numéros de téléphone, amis Facebook ou boite mail.
Une notification signale à l’utilisateur qu’il a reçu une photo ou une vidéo, il peut l’ouvrir lorsqu’il le souhaite. Il lui suffit de maintenir une pression sur l’écran pour voir la photo durant 1 à 10 secondes, suivant le temps choisi par l’expéditeur. La photo peut être accompagnée d’un petit texte de 31 caractères maximum.

Snapchat a vu son premier pic de téléchargements en Californie, lorsqu’un lycéen, cousin du créateur de l’application, a commencé à l’utiliser avec un ami pour s’échanger des mots en classe. Fin octobre 2012, on comptait 20 millions de photos et vidéos partagées aux Etats-Unis rien que sur iPhone. Au vu des heures de pics de connexion, les adolescents semblent surtout utiliser l’application pendant les cours, entre 8h et 15h. En réaction à ce phénomène, Facebook a lancé son application Poke en décembre 2012 qui utilise le même concept mais sans grand succès car elle est confinée aux amis Facebook et moins facile d’utilisation.

Les marques américaines ont également repéré cet engouement des adolescents et commencent à utiliser Snapchat en jouant sur l’aspect social et éphémère. C’est la marque de yaourt glacé new-yorkaise 16 Handles qui a été la première à utiliser Snapchat dans sa communication digitale. La marque a créé un compte Snapchat et incité les utilisateurs à prendre en photo leurs amis mangeant leur yaourt glacé dans des lieux choisis par la marque, entre 13h et 17h. Ils recevaient ensuite des coupons de réduction via Snapchat à ouvrir une fois arrivé en caisse et avaient à ce moment-là 10 secondes pour le montrer aux vendeurs. 16 Handles n’a pas communiqué les retombées de cette courte opération réalisée sur six points de ventes mais cette campagne a surtout généré de la visibilité pour la marque dans les médias et assis son positionnement sur la cible ado.

La marque de lingerie Israelienne Delta à l’initiative de l’agence Grey Israël, a également créé une campagne éphémère sur Poke, l’application de Facebook, en diffusant la vidéo d’une modèle enfilant ses collants. Néanmoins Delta s’est retrouvé confronté à plusieurs problèmes : la publicité ne pouvait être envoyée qu’aux amis d’un membre Facebook et à seulement 40 personnes à la fois. L’opération s’est donc révélée être un échec. Elle constitue néanmoins une belle initiative de communication et de nouveauté.

Source : Vanksen Blog

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