Dans une société pressée, dans laquelle la vitesse et la nouveauté sont érigées en progrès, la question revient sans cesse de savoir comment nous relier toujours plus efficacement au consommateur (à son détriment parfois). Nous n’en sommes d’ailleurs plus à penser comment le rejoindre là où il est, mais à imaginer comment faire corps avec lui.

Le mythe de la permanence

À grands renforts de données (big ou pas), d’applications, d’interopérabilité (dialogue machine to machine), l’on se prend à rêver d’un monde où le consommateur-utilisateur ne fait plus qu’un avec ce qui l’entoure dans la ville, dans lequel machines, marques et infrastructures réagiraient en un tout dynamique et intelligent.

Les objets connectés sont le dernier signe en date de cette mouvance et chacun y va de sa petite idée pour se rendre indispensable à un utilisateur qui désirerait (on peut en douter) s’équiper tel un Robocop avec bracelets, lunettes, frigo sur le Web, et pantalon mesurant le nombre de pas journaliers. Bien sûr, il n’y a que ceux qui cherchent qui trouvent, et nous balbutions évidemment dans cette nouvelle ère de services, d’interaction et d’objets compagnons. Mais la réalité cherche à rejoindre un mythe : celui de la permanence et de l’intelligence artificielle pour mieux répondre à un utilisateur jugé trop distant et pas assez productif. Un doux rêve ? Pas vraiment.

La guerre de l’interface

5651Chacun s’accorde à dire que l’on maitrise aujourd’hui de nombreux composants de « l’Operating System » : data, algorithmes inductifs, intelligence artificielle, terminaux plus sophistiqués ou wearable, capteurs, biométrie, commandes vocales, visuelles, et protocoles de communication web et machine to machine. Le problème clé ? L’intégration de ces composants, et la définition de l’interface de commande. Quelle sera-t-elle ? La maison, la ville, le mobile (ou dérivés) ou bien l’homme lui-même ?

Chacun raisonne à partir de son point de vue, mais tous ont ceci en commun : la quête d’une connexion « seamless » avec l’utilisateur. Les industriels qui rêvent de placer leur produit enrichi de service design, les villes qui cherchent à faciliter les besoins de leurs usagers et puis il y a le monde universitaire, MIT en tête, et les géants de la hi-tech : AmazonFacebookGoogle et consorts.

Ces derniers ont en main un jeu différent, supérieur, en investissant des domaines qui nous semblent surréalistes : réalité augmentée, intelligence artificielle, robotique. Une R&D orientée homme/machine qui vise comme but ultime à… la fusion de ces deux derniers : le transhumanisme. Le mot est lâché. Même s’il est source de fantasmes, l’idée est là. En attendant l’homme bionique, le but du jeu est bel et bien de réduire les zones de frottement pour développer une nouvelle forme de dialogue, intuitive et symbiotique. Rappelons-nous après tout que depuis 40 ans, nous ne connaissons guère que le clavier pour avoir la main sur la technologie.

source : influencia.net  

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