L’e-réputation, même si elle demeure importante n’est plus le centre d’intérêt des marques. L’influence focalise l’attention des annonceurs. Précisions apportées par Augure dans sa dernière étude sur cette  » discipline  » en vogue : le marketing d’influence

Si tu es influent, alors tu nous intéresses ! Et même si les annonceurs ont du mal à mettre une définition précise sur le mot influence, il suffit d’être étiqueté dans cette catégorie pour aiguiser leur intérêt.

Comment les professionnels perçoivent les « influenceurs »

Si tu n’es pas connecté, tu n’es pas un influenceur ! Rien de très anormal car pour donner de l’écho et susciter de la participation il faut être dans la place ! Et cela rassure 79% des professionnels qui logiquement relient l’influence à l’activité digitale de l’influenceur. Pour 73% d’entre eux, son exposition donc le culte de sa personne est incontournable. Car elle définit son activité sur les réseaux sociaux. Et peu importe si le contenu, donc in fine l’intelligence qui devient de plus en plus rare, n’est pas pris en compte. En effet, seuls 62 % des professionnels y attachent de l’importance et encore! Car bien souvent derrière le mot contenu se cache juste une participation aux conversations sur un sujet.

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Comment et pourquoi les contacter ?

Les tuyaux, pour contacter quelqu’un, sont nombreux mais le mail demeure le lien privilégié (66%) devant Twitter (57 %) et le blog (52%). Facebook, quant à lui, n’est utilisé que par 29% des personnes. « Si les influenceurs souhaitent pour la plupart être contactés par mail, les relances téléphoniques qui sont traditionnellement faites par les RP ne collent pas à leurs attentes. Ils souhaitent majoritairement avoir une relation de partenaires avec les marques et disposer de contenu permettant d’enrichir leurs pages sociales ou leurs blogs. C’est en ce sens que les marques doivent considérer leur relation avec les influenceurs. Elles doivent s’émanciper des pratiques qu’elles ont jusque-là entretenues avec les médias plus traditionnels», précise Michael Jais, directeur général de Augure

L’appel aux influenceurs n’est évidemment jamais altruiste. Il répond à des dispositifs pensés en amont comme le lancement d’un produit (76%), la diffusion d’un contenu informatif ou exclusif (57%) ou des invitations à des évènements (50%). Mais aussi au cas de communication de crise (44 %). De plus, l’étude constate que les communicants français et plus précisément les RP restent très attachés aux méthodes traditionnelles avec 56 % d’envoi de communiqués de presse contre 38 % chez les Espagnols.

Un constat intéressant même s’il est difficile de croire que les influenceurs, qui ne sont pas pour la majorité des journalistes, ont des lignes éditoriales. Et même si les marques ne doivent pas les considérer comme de simple relais, c’est pourtant ce qu’ils sont au même titre que les journalistes. A la seule différence qu’un bon journaliste vérifie l’information et ne la diffuse pas aveuglément auprès d’une communauté issue d’un réseau social. L’influenceur se contentera de sélectionner l’information sans avoir l’envie ou les compétences pour la recouper. Il le fera parfois aussi en fonction de son accointance avec la marque. En outre, exceptés les journalistes, les influenceurs sont des professionnels du milieu dans lequel ils évoluent (consultants, employés…) et n’ont pas été formés à traiter une information journalistique. Leur indépendance pour beaucoup est loin d’être confirmée… même à l’égard de certains médias traditionnels.

 

Certains d’entre eux n’hésitent pas à toucher une rémunération contre la publication d’un billet sur leur interface. Rien de vraiment affolant bien au contraire. Sauf que certains oublient sûrement par « inadvertance » de stipuler que leurs écrits sont monnayés par une marque et les insèrent simplement dans le flux d’informations de leur interface sans que le lecteur puisse les distinguer. Certains ont encore du mal à assumer, héritage de la blogosphère oblige qui repose sur une indépendance de ton, le fait de publier des billets sponsorisés.

Et au final,  le marketing d’influence est-il efficace ?

Pour évaluer l’efficacité d’une relation influenceurs, 65% des professionnels mesurent le nombre de mentions dans les médias sociaux et les blogs, 51% comptent le nombre de partage de leurs contenus et 42% se basent sur l’augmentation de leur trafic web. Ils ne sont, en revanche, que 31 % à prendre en compte les indicateurs « business » comme le taux de transformation. Des résultats qui semblent suffire car 69% estiment cette stratégie efficace. Et pour 47%, c’est notamment grâce à la relation entretenue et au travail effectué sur le contenu.

 

source : influencia.net

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