Bricolage, jardinage, cuisine, mais aussi musique, tricot ou fabrication de meubles : le « faire soi-même » a un bel avenir devant lui. Une étude de l’ObSoCo dresse un état des lieux et perspectives. Une première.

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Combien sont-ils? A quel rythme pratiquent-ils? Comment consomment-ils? Autant de questions qui trouvent une réponse dans la vaste étude réalisée par l’ObSoCo, l’Observatoire Société et Consommation, auprès de 5000 personnes et publiée aujourd’hui. Sponsorisée par un acteur de l’économie sociale, la Maif, l’étude est la première du genre. Difficilement quantifiable jusqu’à présent, le phénomène est désormais chiffré : selon cette étude, 93% des Français « font », c’est-à-dire pratiquent l’une des 24 activités recensées par l’ObSoCo. Plus précisément, ils en ont fait 5,8 en moyenne au cours de l’année passée, une proportion corrélée à l’âge et au niveau de diplôme. Les moins de 34 ans pratiquent plus, avant d’avoir des enfants (?), et les plus diplômés aussi. C’est certainement le facteur différenciant le plus spectaculaire : les Bac +3 et plus en pratiquent plus de 7.

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Le bonheur serait-il dans le faire? Philippe Moati, directeur de l’ObSoCo, en est convaincu. « S’engager dans le faire apporte un supplément de bien -être. A côté d’un bonheur hédonique, qui apporte le maximum de plaisir et le minimum de peine comme le fait d’acheter, il y a le bonheur eudémonique qui passe par la réalisation de soi et le sentiment de fierté ».

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Mais, et c’est bien pourquoi des enseignes comme Leroy Merlin se sont engouffrées dans ce créneau, « faire » n’empêche pas de consommer. L’ObSCo évalue à 95 milliards d’euros le marché du « faire ». « Ceux qui font consomment dans leur domaine de compétences, explique Philippe Moati. Ils ont un budget annuel qui est en croissance ». Mieux, 30% d’entre eux estiment ne pas disposer du matériel nécessaire à leur pratique. Ils attendent des marques des services et des produits à des prix accessibles qui leur facilitent l’apprentissage. 

 

Source : LSA / Les Echos

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