Son taux de pénétration est encore faible par rapport aux précédents smartphones et tablettes, son utilité pratique mise en doute. Mais la wearable tech n’en continue pas moins de continuer sa croissance, en tout cas aux Etats-Unis. Pourtant, les annonceurs ne mordent pas encore.

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Les utilisateurs de wearable tech augmentent. Puisque d’après les chiffres, non seulement ils existent mais ils sont nombreux. Pourtant dans la vie de tous les jours, ils restent invisibles. Le paradoxe grandit étude après étude. Toutes confirment une croissance des ventes, pourtant la valeur ajoutée de ces collecteurs de données dans le quotidien de l’utilisateur reste franchement questionnable. Révolutionnaires pour les amoureux, simples gadgets de « geeks » pour les détracteurs, les objets portables connectés sont encore un mystère pour le consommateur lambda. Aux Etats-Unis, terre de l’Apple watch et du Fitbit, leur adoption par le citoyen connecté atteint quand même des sommets historiques, d’après une nouvelle étude eMarketer.

Publié fin octobre, le rapport annonce une explosion de la wearable tech chez l’Oncle Sam pour les trois prochaines années. D’ici 2018 le nombre des utilisateurs devrait atteindre 80 millions. De plus, ils sont 40 millions cette année, soit 57,7% de plus qu’en 2014, à porter des smartwatches, des fitness trackers et autres objets connectés. Quels segments de consommateur sont les plus accrocs ? Les adultes masculins âgés de 25 à 44 ans. Normal ce sont les plus impliqués dans le mouvement des détecteurs, capteurs et dans la connaissance de la data. En 2015, 25,1% des internautes de la tranche 25-34 ans et 23,1% des 35-44 se sont laissés séduire par l’accessoire portable connecté. D’ici 2018, ils seront respectivement 49,9% et 47% dans ces deux segments. Avec la multiplication des régulateurs de santé commercialisés, l’adoption de la tendance touchera même les + de 65 ans, première source de croissance pour l’industrie.

En outre, le marché se masculinise temporairement après la domination féminine de 2014 engendrée par le succès de Fitbit. Cette année, 19,3% des utilisateurs de wearable tech étaient des hommes, 18,2% des femmes. En revanche, dès 2016, le beau sexe reprendra ses droits (34,1% contre 33,9). Une explication ? La baisse des prix. C’est bien connu les femmes sont plus démocrates. Malgré ces prévisions flatteuses, le manque de valeur pratique ralentit le taux de pénétration des objets connectés portables, qui sont de loin des chiffres de la tablette et du smartphone après leur arrivée sur le marché. Les deux supports mobiles préférés des consommateurs disposent d’un atout que n’ont pas encore vraiment la wearable tech : les applications.

Les annonceurs attendent une meilleure part de marché

Avec seulement 16% d’utilisateurs parmi les Américains, la technologie n’atteind pas l’effet de masse qui attirerait les annonceurs. Pourtant, dès qu’elle y sera parvenue, les marques engageront avec le consommateur via des formats de pubs natives, comme l’explique Cathy Boyle, analyste senior chez  eMarketer : « Le consensus parmi les experts que nous avons consulté est que la pub n’apparaitra pas en volume sur les objets et vêtements connectés avant que l’un ou l’autre des appareils n’atteigne une part de marché significative. Cela a du sens si on considère l’importance des échelles dans la pub digitale ».

INfluencia annonçait, en octobre 2014, lors du Wearable Tech Paris que les objets connectés portables et l’Internet of Things y avaient confirmé leurs séduisantes perspectives d’engagement et de revenus auprès des marques et des consommateurs. Même si pour ceux ci, c’est à degré moindre. Une étude d’International Data Corporation démontrait aussi, en avril 2014, le potentiel de cette technologie embarquée. Pourtant malgré un avenir radieux, un baromètre Orange/Terrafemina souligne la réticence du consommateur français à connecter son corps. 50% des sondés trouvent même cette innovation « absurde » voire « grotesque« . Et pour 63 % des personnes interrogées, les wearable tech concernent avant tout une typologie d’usagers comme les sportifs.

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Source : INfluencia

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