L’enseigne suédoise, bientôt championne planétaire du recyclage de vêtements ? A partir de ce mois de février et d’ici à l’été, l’ensemble des 2 700 magasins H&M dans le monde devrait disposer d’un système de consigne comme celui utilisé dans certains pays pour le recyclage des bouteilles. Le client déposera son sac de textiles usagés dans un récupérateur et obtiendra en échange un bon d’achat à utiliser dans la boutique. Tous les vêtements seront acceptés, pas seulement ceux de la marque.

Depuis le début de l’année, H&M a testé l’idée dans ses magasins en Suisse. «La réponse a été très positive», annonce Henrik Lampa, directeur du développement durable de la marque à Stockholm. D’autres enseignes scandinaves s’y sont mises : le suédois Weekday, propriété d’H&M, le danois Jack & Jones… Tous collaborent avec l’entreprise suisse I:CO (pour «I collect»), fondée en 2009, filiale du groupe allemand Soex, leader du recyclage de textiles. Tout est parti d’un constat : «Chaque année, 150 millions de tonnes de vêtements et de chaussures sont achetées dans le monde.» La quasi-totalité finit à l’usine d’incinération, alors que «95% des textiles pourraient être recyclés», assure Henrik Limpa. I:CO a fait le compte : «La production d’un tee-shirt requiert entre 7,5 et 30 litres d’eau et produit entre 1,5 et 3,5 kg de CO2. Le processus de recyclage permet de réduire ces chiffres de 95%.»

Tous les textiles ne sont pas immédiatement recyclés. I:CO commence par les trier. Les vêtements qui peuvent encore être portés sont destinés au marché d’occasion. Les usagés sont transformés en chiffons. Le reste seulement est traité. Matthias Lottner, porte-parole de l’entreprise suisse, explique : «Le matériau est déchiqueté et transformé en de nouveaux produits. Les fibres sont utilisées, par exemple, dans la production de tablettes arrières dans l’industrie automobile, de matériaux d’isolation pour la construction, comme remplissage pour les jouets en peluche…» L’espoir : pouvoir produire un jour de nouveaux vêtements à partir des textiles recyclés. «Nous sommes en discussion avec certains de nos fournisseurs pour améliorer la qualité des produits», indique Henrik Limpa pour H&M.

Source : Libération

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