Le sms se révèle être un bon moyen pour comprendre les membres de minorités ethniques en zone urbaine, il permettrait aux chercheurs de mieux capter leurs aspirations.

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Une étude pilote, sous forme de sondage, menée auprès de la communauté africaine défavorisée* de la ville de Detroit aux États-Unis a obtenu un fort taux de réponses en utilisant le support des sms. Les chercheurs en ont déduit que les personnes sondées préfèrent ce relais de communication aux traditionnels courriers postaux ou autres appels téléphoniques… Les sujets abordés concernaient la santé et les besoins de première nécessité, des questions sensibles pour ce type de population, habituellement difficile à atteindre pour les chercheurs. Le fait que la méthode repose sur une technologie aussi répandue que le téléphone portable explique en partie son succès auprès d’une population équipée à 93%, selon le Pew Research Center.

Un vecteur privilégié auprès des populations pauvres

Les retours sur le sondage n’ont donné que des avis positifs sur le recours à ce vecteur. Les sondés ont notamment fourni des arguments relatifs au gain de temps apporté par ce biais par rapport aux autres, assurant qu’ils pouvaient répondre à deux sms par jour. Ce procédé permet également d’avoir des résultats en temps réel, puisque lorsque les gens répondent, ils le font dans les minutes qui suivent la réception de la question. Les chercheurs ont mené une étude approfondie mesurant jusqu’au moment le plus opportun pour l’envoi des questions. Mais le faible nombre de participants empêche d’établir des conclusions sur des tendances notoires du type savoir si les gens répondent plus facilement pendant les heures de travail ou pendant les heures de temps libre (écart de 0,4% dans le nombre des réponses).

Le sms permet d’obtenir des réponses fiables en temps réel

Mais le taux et la qualité des réponses penchent en faveur de ce vecteur. En effet, 72% des questions posées par sms ont suscité des réponses. Ces dernières étaient non seulement assez nombreuses par rapport aux attentes basées sur les taux de réponse habituels, mais elles fournissaient en sus des informations intéressantes, témoignant notamment d’un besoin de mieux éduquer la communauté aux problématiques de santé. Les questions interrogeaient par exemple le comportement des personnes si elles se cassaient une jambe ou si un nouveau travail leur imposait un vaccin contre la grippe… Alors qu’un message décrivait des symptômes de l’AVC, les gens n’identifiaient pas la gravité de la situation et répondaient que s’ils étaient touchés par ces symptômes, ils attendraient que cela passe.

* Sondage de vingt personnes ayant des revenus compris entre 12 000 et 20 000 euros par an.

 

source : atelier.net

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