BETC présente son étude Eater’s Digest, sur l’alimentation de demain. Alors, sommes-nous ce que nous mangeons ?

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Autrefois, les repas répondaient à un besoin vital : celui de se nourrir. Aujourd’hui, ils sont un choix indicateur du mode de vie, de l’économie, de l’emploi, de la citoyenneté ou de la santé des populations.

BETC révèle ainsi que 73% des prosumers (les consommateurs qui influencent le choix des marques ainsi que les habitudes de consommation des autres) à l’échelle mondiale jugent que ce qu’ils mangent en dit beaucoup sur qui ils sont, affirmant que ce que nous mangeons aujourd’hui aura un impact sur le monde de demain.

Pour eux, la malbouffe n’est pas (seulement) un problème de santé personnelle, mais également une menace pour l’humanité : 77% pensent qu’une alimentation déséquilibrée représente l’une des principales menaces pour notre espèce.

En parallèle de la place croissante que prend la nourriture dans notre vie, on constate une déconnexion de l’industrie agroalimentaire. Autrefois, cette-dernière donnait vie aux marques les plus populaires qui, la plupart du temps, nous accompagnaient tout au long de notre vie. Aujourd’hui, il semble que les marques du secteur aient plus de mal à créer du lien avec les gens. En effet, elles gardent un discours très orienté sur leurs produits, tandis que d’autres secteurs essayent de pénétrer le débat public et d’améliorer la société. Ainsi, Google essaye d’améliorer l’accès à internet de toutes les populations ou d’agir en faveur des migrants. Le résultat, c’est que la marque n’est plus un critère d’achat pour les consommateurs et arrive après la valeur nutritive, les ingrédients, le prix, l’origine et l’attrait visuel.

La défiance est de mise : 40% de la population mondiale pense que l’industrie agroalimentaire fournit une nourriture saine. Cela permet l’arrivée de marques moins connues, qui perturbent les entreprises bien établies.

 

Ces résultats permettent d’établir plusieurs conclusions :

1 | Mon corps, mon mode de vie, ma planète

Il y a 6 ans, 81% des prosumers jugeaient l’alimentation aussi efficace que la médecine pour rester en bonne santé. Ils étaient 86% en 2012 et 88% cette année. Le choix des aliments est donc crucial pour éviter les problèmes de santé.

Les consommateurs deviennent des « vérificateurs », recherchant le plus d’informations possibles sur leur alimentation et les entreprises qui en sont à l’origine. Ils s’efforcent de changer leur mode de vie afin d’en éliminer les « mauvais » aliments et adopter une nourriture plus saine. Enfin, ils n’hésitent pas à exprimer leurs préférences, en choisissant les marques qui correspondent le mieux à leur désir d’une consommation plus saine et réfléchie.

2 | Après le bio, le locavore

BETC rappelle que le bio a longtemps été la tendance « cool ». Désormais, la mode semble être au local : le mouvement a pris le dessus chez les consommateurs, soucieux de l’environnement. Il offre la confiance, l’accessibilité et le lien affectif/humain. Par ailleurs, consommer local, c’est respecter le rythme de la nature. 55% des prosumers mondiaux évitent les produits hors-saison.

Ce type de consommation combine qualité et économie locale : 72% des prosumers acceptent de payer plus pour des produits alimentaires cultivés / fabriqués localement, et 60% préfèrent s’approvisionner chez un producteur local plutôt que dans un supermarché.

3 | Le naturel, par des gens vrais

Les gens ont parfois du mal à faire un choix entre préserver leur santé et se faire plaisir au quotidien. Ils cherchent de plus en plus à suivre les rythmes naturels. 78% des prosumers pensent que leur corps idéal est celui que la nature leur a donné, et ils essayent de le préserver au maximum par des aliments naturels. Producteur local, chef,… L’important et de connaître celui qui a préparé votre plat.

4 | Le jeu social de l’alimentation

Les réseaux sociaux entraînent une fascination pour la nourriture. 63% des prosumers se considèrent comme des foodies (surtout chez les Millenials). La publication sur Instagram de photos et l’apparition des hashtags #foodporn ou #foodgasm sont autant d’indices qui témoignent de cette obsession.

58% des prosumers affirment que la nourriture peut être aussi agréable que le sexe, et 46% des femmes (contre 26% des hommes) préfèrent un excellent dîner au restaurant qu’une partie de jambes en l’air.

Aujourd’hui, le partage semble faire son retour, qu’il s’agisse de partager un repas avec sa famille, des amis ou de parfaits étrangers. Par ailleurs, 69% des prosumers se disent plus aventureux qu’avant dans leur alimentation et 79% aiment essayer des produits « exotiques ».

Enfin, dans toutes les cultures, on aime prendre son temps pour profiter d’un repas. Considéré comme un moment qui doit être savouré, il est apprécié pour son côté récréatif, mais également pour des raisons de santé : 89% pensent qu’il est indispensable de prendre son temps pour préserver sa santé. 85% des prosumers louent les cultures où la pause déjeuner est suffisamment longue pour permettre de manger un bon repas, en bonne compagnie.

Source : L’ADN

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