Le seuil des 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour les produits bio a été dépassé en 2016. Des ventes tirées par la performance des magasins spécialisés. Par ailleurs, les Français ont consommé de plus en plus régulièrement ces produits.

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Aujourd’hui, le bio n’est plus l’affaire de quelques personnes. Selon le dernier baromètre Agence Bio/CSA, 89 % des Français ont consommé du bio en 2016 et 69 % régulièrement (+5 points versus 2015). Plus de 80 % souhaitent que ce marché continue de se développer. « Le bio est en train de changer d’échelle mais il garde ses fondamentaux », explique Florent Guhl, directeur de l’Agence Bio. Le marché dans son ensemble a désormais dépassé les 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+20 % versus 2015). Les opérateurs exerçant des activités sur le bio ont également augmenté (+11,5 %), dont les exploitations agricoles (+12 %) et les transformateurs (+10 %). « On assiste à une présence nouvelle d’opérateurs et de transformateurs sur l’ensemble du territoire », se félicite Florent Guhl. Par ailleurs, les motivations des Français s’amplifient. En effet, 50 % des consommateurs de produits bio ont modifié leurs comportements alimentaires : 65 % privilégient les produits de saison, 61 % les produits frais et 58 % luttent contre le gaspillage.

Avoir du bio partout

La forte progression du marché s’explique par la performance des magasins spécialisés qui génèrent plus de 25 % de croissance et représentent près de 35 % du secteur. Mais la grande distribution (44 % du marché du bio) reste également un vecteur dynamique. Si tous les réseaux sont en progression, c’est en raison d’une demande consommateur de plus en plus importante. Les Français souhaitent avoir du bio partout : 73 % en veulent davantage en GMS, 48 % sur les marchés, mais également dans leur consommation hors foyer. Face à cette demande, les filières bio doivent encore s’organiser pour y répondre. Car en France, 24 % de la consommation de produits bio est encore importés, dont les produits exotiques. « Mais sur les produits transformés, la France est reconnu à l’international et l’export fait partie des relais de croissance de demain», ajoute Florent Guhl.

Source : LSA

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