Le « showrooming » est un mot venu des USA et qui désigne un fléau qui touche les points de vente physique. En effet d’après une étude menée par Capgemini, 50% des consommateurs interrogés pensent que les magasins physiques vont devenir des simples «showrooms». Les clients se servant du point de vente physique pour tester des produits qu’ils iront ensuite acheter en ligne, au meilleur tarif, en général chez un concurrent (et principalement chez Amazon aux USA). Ce phénomène s’est amplifié avec le développement des applications mobiles qui permettent de comparer les prix. A tel point que Best Buy aux USA a développé son propre système de codes barres, illisibles sur les comparateurs de prix.

Une manière de réagir un peu plus constructive consiste pour les distributeurs physiques à transformer leur point de vente en super points retraits de leurs achats : Walmart, Macy’s, Sears, etc développent ainsi les points retrait gratuits, guichets  de paiement, et drive pour favoriser la croissance de leurs ventes en ligne. Ainsi, il est désormais possible de commander des produits en ligne le matin et d’aller les chercher dans un point de vente physique à l’heure du déjeuner, en levant ainsi les freins à l’achat qui sont les délais et frais de livraison. Aujourd’hui 50% des ventes réalisées sur le site de e commerce de walmart sont retirés dans des points de vente de l’enseigne.

Un autre avantage des points de vente physique sur les pure player est la possibilité de payer en cash lors du retrait (système mis en place par Walmart en avril et qui représente déjà 2% des ventes). Ce système permet de séduire des clients qui ne veulent pas laisser leurs coordonnées bancaires sur internet ou les gens qui n’ont pas de carte de crédit.

Autre service proposé par les enseignes physiques : la possibilité d’échange immédiat. Sears propose désormais à ces clients d’échanger ou de retourner un article sans descendre de leur voiture.

Alors évidemment, les pure players de l’internet réagissent et commencent à créer des points retraits…voire des points de vente physique

 

Source New York Times et L’Atelier

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