Les-mix-digital-T

Après les 4P du mix marketing, voici les 4D du mix digital identifiées par le CSC, qui publie son baromètre annuel de la transformation digitale. Pour les entreprises, comme pour les marques, il s’agit des facteurs-clés de succès face au nouveaux défis numériques.

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La société de services en ingénierie informatique CSC a publié son baromètre annuel de la transformation digitale, établi grâce à une enquête qualitative auprès de décideurs français, belges et allemands. En étudiant les résultats, les équipes de CSC ont regroupé les caractéristiques d’une transformation digitale réussie :

Disruption des modèles économiques

Il s’agit de l’impact des innovations de rupture sur les modèles économiques. « La concurrence est très forte, même pour Google ! » avoue Olivier Madelenat, directeur grands comptes de Google France, au cours de la présentation des résultats. Les nouvelles technologies peuvent cependant aider les marques à identifier de nouveaux marchés.

Digitalisation de l’expérience client

Si la transformation digitale concerne toutes les parties prenantes d’une entreprise, ce sont bien le marketing, les ventes et les services qui sont au coeur de cette problématique. Interactions relationnelles et transactionnelles (paiement mobile), cross-canalité, magasins phygitals… La mobilité et le social sont des leviers prioritaires pour gagner de nouveaux clients et fidéliser ses communautés.

« On a constaté une révolution du parcours client dans le secteur de l’automobile. Le temps passé avant l’achat s’est démultiplié ces dernières années. Le prospect s’informe, notamment sur les réseaux sociaux, qui constituent le second levier en termes d’influence pour l’achat d’une voiture », témoigne Patrick Hoffsetter, Chief Digital officer chez Renault.

Dé-silotage de la chaîne de valeur

La coordination des collaborateurs est un élément-clef de la réussite de la transformation digitale de l’entreprise. « La transformation digitale est transversale et ne doit, ni ne peut, rester l’apanage d’une direction opérationnelle ou fonctionnelle unique » note l’étude.

Diffusion du digital en interne

Pour Patrick Hoffsetter,  » Le problème de la transformation digitale, c’est la compréhension. Il y a un vrai enjeu pédagogique « . Selon le baromètre, 74% des dirigeants ont conduit en 2015 un programme visant à diffuser la culture digitale en interne, et 70% d’entre eux ont mis en place un réseau social d’entreprise. Les formations sont également essentielles, afin que les collaborateurs puissent être en phase avec les nouvelles pratiques conditionnées la révolution numérique.

« Place au pragmatisme ! »

Face aux bouleversements des modèles économiques générés par la transformation digitale, « l’heure n’est plus, pour les entreprises, aux incantations stratégiques mais bien au pragmatisme et au réalisme », affirme Pierre Kalfon, senior partner chez CSC.

En d’autres termes, il ne s’agit plus de digresser, mais de plonger dans le grand changement de l’innovation numérique : 60% des dirigeants interrogés par CSC affirment avoir adopté, au cours de l’année 2015, une véritable stratégie digitale. Mais beaucoup reste à faire : seuls 17% des sondés affirment impliquer plus largement clients et partenaires dans leur démarche de marketing produit (6pts de plus qu’en 2015).

Enfin, la transformation digitale implique un bouleversement des métiers : « On peut aujourd’hui considérer qu’un marketer qui ne sait pas, si ce n’est coder, à tout le moins lire et comprendre du code, aura à terme de grandes difficultés à pouvoir être efficace dans son métier, à parler avec des agences, des ingénieurs », affirme sans ambages Mathieu Deboeuf Rouchon, enseignant-chercheur à l’Institut de l’Internet et du Multimédia, en conclusion d’une conférence intitulée « La transformation digitale est-elle morte ? ». Apparemment, elle ne fait que commencer.

Retrouvez cette conférence ici :

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Source : e-Marketing

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