C’est dans son flagship parisien que l’enseigne de grands magasins va tester sa stratégie cross-canal, qui intègre le mobile et son site internet.

Les Galeries Lafayette s’emploient à digitaliser le magasin parisien du boulevard Haussmann. L’enseigne reconnaît que le chantier est en cours, sans plus de précisions. Apparemment les titulaires de la carte du grand magasin auront accès à la wi-fi gratuitement dans le courant du second semestre, et pourront obtenir, via leur smartphone, des renseignements supplémentaires sur les produits en rayons en flashant des QR codes.

Des corners Facebook vont être mis en place, avec des cabines d’essayage connectées au réseau social. Les miroirs étant des écrans plats où il sera possible de capter son portrait et de le partager sur son mobile. Pendant les essayages de leurs conjointes, les hommes pourront « feuilleter » des écrans tactiles de sélection de produits.

« Proposer de l’imprévu »

Plus spectaculaire encore, à l’extérieur, les vitrines des Galeries se transformeront en site d’e-commerce, avec la possibilité pour les passants de parcourir virtuellement le catalogue après la fermeture, de sélectionner un produit, et de le commander en payant avec son mobile. Sans doute à l’image des Wall-Shop de Tesco, d’Ocado ou encore de Delhaizedirect, qui défraient la chronique. Pour une livraison en magasin ou à son domicile. La carte de fidélité devrait être accessible sur smartphone avec la possibilité de payer à partir de son mobile courant 2012.

Les touristes (4 millions par an) pèsent lourd dans le chiffre d’affaires. Et nourrissent la croissance du flagship parisien, dont les ventes, malgré un contexte de consommation tendu, ont bondi, en 2011, de 14,3% (+ 4% pour le groupe).

Tout naturellement, c’est donc le magasin d’Haussmann qui sert de terrain de jeu à ces nouvelles expérimentations. Cette évolution va de pair avec la refonte du site internet, qui patine depuis des années, pendant qu’à sa tête, les dirigeants valsent. C’est le dernier arrivé – il y a tout juste un an -, Franck Zayan, l’un des fondateurs de Sarenza, qui a mené à bien le projet. « Le site précédent ne supportait pas la charge, indique Éric Chemouny, vice-président Europe du Sud d’Hybris, solution retenue pour la nouvelle plateforme. Il n’était pas intuitif et ne trouvait pas les produits recherchés. »Or, selon lui, la clé du succès est la gestion de contenu et la capacité de personnaliser, autrement dit, de savoir proposer des produits à l’internaute en fonction de ses achats précédents.

Source : LSA

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