On connaît en France les expériences de vrac dans les zones « self discount » d’Auchan ou dans certains magasins de confiserie…

Negozio Leggero (« Le Magasin Léger ») pousse cette logique jusqu’au bout : depuis 2009, ce concept italien propose dans 8 points de vente, de 70 m2 en moyenne, près de 250 produits non packagés (alimentaire, entretien de la maison, soins de la personne).

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Loin d’être paupérisant, l’angle est économique (« ne payez que ce dont vous avez besoin » ; et des produits deux fois moins chers que les produits packagés, du moins selon l’enseigne), mais surtout écologique avec de nombreux produits artisanaux et un positionnement dénonçant le gaspillage de packagings sans réelle utilité pour le client final. Et bien entendu, le client est invité à amener le contenant de son choix pour transporter son produit.

Les produits comme le vin, les détergents ou les savons sont ainsi proposés dans des conteneurs à robinets, où les clients se servent directement dans leur propre contenant ou dans des contenants achetés sur place et réutilisables (sacs, bouteilles en verre…).

Un exemple qu’a décidé de suivre La Recharge, premier magasin sans emballages qui a ouvert en Juin à Bordeaux et propose aux clients près de 350 références du quotidien sans emballages, ou encore le magasin Biocoop «Saveurs & Saisons» de Villeneuve d’Ascq, qui a lancé le premier dispositif de vrac liquide (pour l’instant: huiles végétales, vinaigre et vin) qui sera testé jusqu’en septembre 2014.

Prosélyte, Negozio Leggero organise également des ateliers pour apprendre à fabriquer soi-même ses produits, son maquillage, sa pâte à pain…Histoire d’aller au bout de la démarche et de pousser l’engagement social et environnemental au maximum.

Quant on sait que 5 millions de tonnes d’emballages sont jetés chaque année, soit 125 kilos par personne (les choses ne s’arrangeant pas puisqu’en trente ans, ce volume a été multiplié par 5, voire 50 pour le plastique), ces initiatives pourraient faire des émules car en phase avec les prises de conscience grandissantes des consommateurs (conséquences écologiques…mais aussi surcoût lié au marketing et à l’emballage, supporté par le consommateur final). A suivre donc !

Source : Lsa-conso.fr, e-marketing

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