La question de l’ouverture dominicale des magasins revient à l’ordre du jour, le gouvernement s’étant dit prêt le week-end dernier à légiférer par ordonnance  début octobre pour régler au plus vite un sujet à polémique. Le patron de Bricorama, qui a grandement contribué à remettre sur le dessus de la pile le dossier, se dit « tout à fait satisfait ».

Que pensez-vous de la volonté affichée du gouvernement de régler le dossier du dimanche par voie d’ordonnance ?

J.C.B : Le gouvernement veut franchir plus rapidement les étapes et c’est très bien. Qu’il règle le dossier du dimanche de la manière qu’il veut, l’essentiel , c’est de mettre un terme à l’inégalité entre les gros groupes et les petits, entre les Castorama, Leroy-Merlin ou Ikea qui ont la chance d’être dans des PUCE (Périmètre à usage de consommation exceptionnels, NDLR) et d’ouvrir le dimanche, et les petits commerces de centre-ville qui, eux, ne peuvent pas ouvrir. Les pouvoirs publics ont laissé le problème perdurer et se sont laissé prendre en otage par les syndicats et les entreprises pour des raisons politiques alors qu’ils auraient pu régler le problème beaucoup plus rapidement. Du coup, le sujet a pris une ampleur considérable.

Mais depuis quelques mois vous pouvez ouvrir dans le secteur du bricolage ?

J.C.B : Oui, mais c’est un système de dérogation momentané. Chez Bricorama, nous ouvrons environ un tiers du parc, soit une trentaine de magasins. Il est temps de mettre un terme au scandale des PUCE en donnant les mêmes droits à tous les secteurs et à toutes les enseignes.  Il faut les supprimer. Les élargir ne résoudrait pas la question. Il faudra également régler la question du traitement des salariés dans les magasins des zones touristiques, qui, eux, n’ont pas droit obligatoirement à des compensations.

source : lsa-conso.frimage6

Partager :

S’inscrire à la newsletter :